Calculez le coût réel de votre outil par utilisateur actif
Saisissez le coût mensuel, le nombre de licences et d'utilisateurs actifs pour savoir s'il faut supprimer, fusionner ou garder l'outil.
Temps de lecture estimé : 7 minutes
Points clés à retenir
- Auditez le parc avant d’acheter : le coût par utilisateur actif guide la décision.
- Sous 30 % d’usage, supprimez ; entre 30 et 60 %, fusionnez ; au-delà, gardez.
- Choisissez des outils à API ouverte et conformes au RGPD pour limiter la dispersion.
- Formez les équipes et sécurisez les accès : l’adoption conditionne le résultat.
- Revoyez le parc chaque trimestre et mesurez avant et après chaque changement.
Comprendre ce qu’on cherche à optimiser dans ses outils technologiques
Pour optimiser ses outils technologiques, il faut d’abord trier ce qu’on possède déjà, puis mesurer ce que chaque outil coûte par utilisateur actif. Acheter une nouvelle solution vient en dernier.
Dans mon expérience de dirigeant, la plupart des gains viennent d’une suppression ou d’une fusion, rarement d’un ajout.
Optimiser son parc ou optimiser avec des outils
Deux lectures coexistent. La première consiste à rationaliser le parc existant. La seconde consiste à utiliser des outils pour gagner du temps sur son activité. Ce guide traite les deux, dans cet ordre, car on automatise mal un parc encombré.
Quatre objectifs mesurables
- Productivité : heures gagnées par semaine sur les tâches répétitives.
- Coûts : dépense mensuelle par utilisateur actif.
- Décision : délai pour obtenir un chiffre fiable (ventes, trésorerie, charge d’équipe).
- Sécurité : nombre de comptes sans authentification forte.
Les signes d’un parc mal optimisé
Les symptômes sont faciles à repérer. Les équipes ressaisissent les mêmes données dans deux outils, personne ne sait qui paie quel abonnement, et plusieurs applications font la même chose.
Un chiffre donne l’ordre de grandeur. D’après Nexthink, 49,96 % du parc logiciel installé n’est pas utilisé par les collaborateurs, sur plus de 6 millions d’environnements analysés. L’échantillon est mondial et couvre tous les logiciels, pas seulement les SaaS. Il indique tout de même qu’un audit a toutes les chances de révéler du gaspillage.

Faire l’audit de ses outils numériques existants
L’audit tient dans un tableur et demande une demi-journée pour une TPE. Je le fais en trois temps : inventaire, détection des doublons, décision.
Inventorier chaque outil
Une ligne par outil, avec cinq colonnes :
- la fonction principale ;
- les équipes concernées ;
- le coût annuel total ;
- le nombre de comptes payés ;
- le nombre d’utilisateurs actifs sur les 30 derniers jours.
Le calcul clé est le coût par utilisateur actif. Prenons 20 licences à 15 € par mois, soit 300 €. Si 8 personnes se connectent, chacune coûte 37,50 € par mois, soit plus du double du tarif affiché.
Pensez aussi aux applications installées hors du cadre de l’entreprise. Un jeu comme https://1xbet.td/fr/slots/game/52358/aviator ou une application que l’on peut télécharger 1xbet sur un téléphone professionnel n’a rien à faire dans le parc. Ces usages personnels doivent figurer à l’inventaire pour être retirés des appareils de l’entreprise.
Détecter les doublons
Regroupez les outils par fonction : messagerie, visioconférence, stockage, gestion de tâches. Deux outils dans la même famille sont un doublon jusqu’à preuve du contraire. Les cas fréquents sont trois outils de stockage ou deux outils de visioconférence inclus dans des suites différentes.
Les questions avant de conserver un outil
Skreen Lab propose un test en 5 questions, dont l’usage réel par l’équipe et la justification du coût. J’y ajoute des seuils de décision, issus de ma pratique et non d’une norme :
- moins de 30 % d’utilisateurs actifs : supprimer ou réduire le nombre de licences ;
- entre 30 et 60 % ou fonction en doublon : fusionner vers l’outil le mieux adopté ;
- plus de 60 % et fonction unique : garder et renégocier le tarif.
Les familles d’outils technologiques pour optimiser l’activité
Une fois le parc nettoyé, on comble les vrais manques. Cinq familles couvrent l’essentiel des besoins d’une petite structure.
- Gestion de projet et collaboration : un seul tableau de tâches partagé, une seule messagerie d’équipe.
- CRM : il centralise contacts et échanges. Kwark cite un tarif d’entrée de 25 € par mois pour un CRM, un prix d’appel à vérifier selon le nombre d’utilisateurs.
- Automatisation : relances, factures récurrentes, transferts de données entre outils.
- Analyse de données : un tableau de bord avec cinq indicateurs suffit souvent.
- Suivi du temps : utile pour mesurer l’effet d’un changement, à condition de l’expliquer aux équipes.
Les offres et les prix de ces solutions changent vite. Vérifiez toujours la grille tarifaire du jour avant de décider.
Choisir le bon outil selon la taille de l’entreprise et le budget
Un outil se choisit sur des critères écrits avant les démonstrations commerciales. Sans cette précaution, on retient celui qui présente le mieux.
Critères de sélection
- le besoin précis, formulé en une phrase ;
- une API ouverte pour le connecter aux autres outils ;
- la conformité RGPD et le lieu d’hébergement des données ;
- la qualité du support en français ;
- la possibilité de récupérer ses données à la sortie.
Budget indicatif
Kwark avance 5 à 10 k€ par an pour une TPE et 20 à 50 k€ pour une PME. Ce sont des ordres de grandeur d’un organisme de formation, pas des normes. Je les utilise comme garde-fou : si vous dépassez nettement ces montants, l’audit s’impose.
Voici comment je dimensionne la pile minimale :
- Indépendant : messagerie, stockage, facturation et un outil de tâches, soit quelques dizaines d’euros par mois.
- TPE : on ajoute un CRM léger et un tableau de bord.
- PME : on ajoute l’automatisation, la gestion des accès centralisée et un référent par outil.
Open source et alternatives économiques
Les solutions open source réduisent les licences, mais elles demandent du temps d’installation et de maintenance. Je les réserve aux équipes qui ont une compétence technique en interne.
Intégrer les outils entre eux et automatiser
Un outil isolé crée de la ressaisie. Avant tout achat, vérifiez qu’il se connecte à votre messagerie, votre CRM et votre outil de facturation, via une API ou un connecteur natif.
Automatiser sans créer de dépendances
Commencez par une tâche répétitive, par exemple la création d’une facture à partir d’un devis signé. Mesurez le temps gagné sur un mois, puis passez à la suivante.
Documentez chaque automatisation dans une page partagée. Si la personne qui l’a créée part, l’entreprise doit pouvoir la reprendre.
Éviter la dispersion des données
Définissez un outil de référence pour chaque type de donnée : un seul pour les clients, un seul pour les contrats. Le RGPD, applicable depuis le 25 mai 2018, impose des obligations spécifiques aux sous-traitants, dont les prestataires d’hébergement et de maintenance. Chaque outil ajouté élargit donc votre périmètre de conformité, selon la CNIL.
Réussir l’adoption : former les équipes et sécuriser
Un bon outil mal maîtrisé reste un mauvais investissement. La compétence et l’engagement des utilisateurs déterminent le résultat.
Un programme de formation progressif
Kwark recommande 2 jours de formation initiale en présentiel, suivis de micro-apprentissages quotidiens de 15 minutes. Dans une petite structure, je commence par une demi-journée sur les usages qui concernent chacun, puis je fais des points courts chaque semaine.
Désigner des ambassadeurs
Un ambassadeur par équipe répond aux questions du quotidien et remonte les blocages. Il connaît le terrain mieux que n’importe quel consultant.
Sécurité
- authentification à deux facteurs sur tous les comptes ;
- mises à jour appliquées dans le mois ;
- sensibilisation régulière : Kwark préconise au minimum 4 heures par collaborateur et par an.
L’ANSSI indiquait que le nombre de cyberattaques avait été multiplié par 4 en 2020. Ce chiffre date, mais il rappelle que la sécurité fait partie de l’optimisation.
Piloter dans la durée : indicateurs, coûts et veille
Un parc optimisé se dégrade en quelques mois si personne ne le suit. Je fixe un rendez-vous trimestriel de 90 minutes pour le revoir.
Mesurer avant et après
Avant tout changement, notez trois valeurs : le temps passé sur la tâche, le coût mensuel et le taux d’usage. Comparez-les au bout de 60 jours. Sans cette mesure de référence, personne ne peut dire si le changement a servi.
Optimiser abonnements et licences
- retirer les comptes des personnes parties ;
- passer à la facturation annuelle quand l’outil est stable ;
- réduire le nombre de licences au niveau des utilisateurs actifs ;
- négocier à chaque renouvellement.
Mettre en place une veille
Une heure par mois suffit : lire les annonces des éditeurs que vous utilisez et repérer les fonctions qui rendraient un autre outil inutile. Ce rythme maintient un parc sobre, et c’est ainsi que l’on parvient à optimiser ses outils technologiques sans perdre de temps ni d’argent.


