Quel repas équilibré pour votre journée de travail ?
Où mangez-vous le plus souvent le midi ?
Combien de temps pouvez-vous consacrer à la préparation de vos repas ?
Avez-vous un coup de barre ou une envie de grignoter vers 15 heures ?
Quelle place occupent les légumes dans vos repas actuels ?
Temps de lecture estimé : 7 minutes
Points clés à retenir
- Visez un tiers de légumes, un tiers de féculents, un tiers de protéines.
- À la cantine, composez entrée, plat avec légumes, fruit et eau.
- Prévoyez 1 h 30 de batchcooking le dimanche pour tenir la semaine.
- Sans frigo, utilisez un sac isotherme et gardez la sauce à part.
- En horaires décalés, planifiez trois temps de repas pour limiter le grignotage.
Repas équilibrés au travail : l’assiette en trois tiers
Les repas équilibrés au travail tiennent dans une assiette simple : un tiers de légumes, un tiers de féculents, un tiers de protéines. Cette image suffit pour choisir à la cantine, au restaurant ou devant sa lunch box.
Le traiteur Ensuite Traiteur recommande ce partage pour le déjeuner, avec des protéines variées : poisson, volaille, œufs, tofu, légumineuses. Les repères officiels du Programme National Nutrition Santé (PNNS) restent plus qualitatifs et indiquent que la viande, le poisson ou les œufs ne dominent pas l’assiette. Je garde donc les tiers comme guide visuel, pas comme une pesée.
L’énergie et la concentration de l’après-midi
Un déjeuner trop gras ou trop sucré se paie vers 15 heures, avec le coup de barre et l’envie de grignoter. Dans mon expérience, un repas riche en légumes et en féculents complets tient bien mieux la distance.
Les fibres y sont pour beaucoup. Santé publique France fixe le repère à 25 g par jour, et selon l’étude Esteban (2014-2016), 85 % des hommes et 94 % des femmes de 18 à 54 ans ne l’atteignent pas. Les légumes secs, recommandés deux fois par semaine, sont un bon moyen de combler l’écart.
Du plaisir pour éviter les compensations
Un repas triste provoque des fringales sucrées en fin de journée. Je garde toujours un élément qui me fait envie : une sauce maison, une épice, un fromage en petite quantité.
Pour le dessert, un fruit convient très bien. Un yaourt nature ou du fromage blanc, avec ou sans fruit, fonctionne aussi.

Bien manger à la cantine ou au self
La cantine est le cadre le plus simple pour composer un bon plateau, car l’offre est déjà structurée. Il suffit de faire quatre choix.
- L’entrée : des crudités ou une soupe de légumes plutôt qu’une entrée frite ou feuilletée.
- Le plat : le plat du jour, avec les légumes en accompagnement plutôt que les frites.
- Le féculent : complet quand il existe, en portion raisonnable.
- Le dessert et la boisson : un fruit ou un laitage nature, et de l’eau plutôt qu’une boisson sucrée.
Varier d’un jour à l’autre compte davantage que la perfection d’un seul plateau. Je prends du poisson un jour, des légumineuses deux fois dans la semaine, de la viande ou des œufs les autres jours. Les fibres montent presque sans effort.
Restaurant, livraison et plats du commerce
Hors cantine, je me fie à quelques principes qui valent partout.
- Éviter les plats en sauce et les fritures, au profit du vapeur, du grillé ou du rôti.
- Demander des légumes à la place d’une partie des frites ou des pâtes.
- Prendre la sauce à part quand c’est possible.
- Se méfier de la salade « alibi » : sans protéines ni féculents, elle ne remplace pas un repas, et les garnitures grasses l’alourdissent vite.
Burgers, pizzas, sushis : le moins déséquilibré
Au burger, je choisis un format simple, avec salade et tomate, et une salade ou des légumes plutôt que des frites. À la pizza, je prends une version aux légumes, sans surcharge de charcuterie ni de fromage, accompagnée d’une salade verte.
Aux sushis, j’opte pour des makis ou des sashimis avec une soupe miso ou une salade d’algues. La charcuterie pèse vite : le repère de Santé publique France est de 150 g par semaine maximum, et 63 % des adultes le dépassent.
Plateaux-repas et plats préparés
Au supermarché, je compare les étiquettes en regardant quatre points : la présence réelle de légumes, la source de protéines, la teneur en sel et en matières grasses, et la brièveté de la liste d’ingrédients. Un plat avec peu de légumes se rattrape avec un fruit et un laitage nature.
Préparer son déjeuner à emporter
Un déjeuner maison coûte moins cher et se maîtrise mieux. Il repose sur une méthode en quatre temps.
- La base : un féculent complet cuit (riz, quinoa, pâtes complètes, semoule), environ un tiers de la boîte.
- Les légumes : crus ou cuits, le plus souvent de saison, pour un tiers également.
- La protéine : œufs, poulet, thon, tofu, lentilles ou pois chiches, pour le dernier tiers.
- L’assaisonnement : huile, citron, herbes, épices, moutarde.
Gagner du temps avec le batchcooking
Une préparation de 45 minutes chaque soir se tient mal sur la durée. Je préfère consacrer une heure et demie le dimanche à cuire une grande casserole de féculent, une plaque de légumes rôtis et une protéine. Le soir, il ne reste qu’à assembler.
Les restes de la veille font aussi d’excellents déjeuners. Pour planifier les courses et suivre ses repas, on peut s’aider d’une application, comme Weight Watchers, mais un simple tableau sur le frigo fait le travail.
S’adapter à l’équipement disponible
- Frigo et micro-ondes : tout est possible, y compris les plats chauds comme un dahl ou un curry.
- Frigo sans micro-ondes : salades composées, wraps, taboulés, qui se mangent froids.
- Ni frigo ni micro-ondes : un sac isotherme avec un bloc réfrigérant et des aliments qui supportent bien le transport.
Sans froid, la sécurité alimentaire passe avant tout, donc je laisse de côté les préparations à base d’œuf cru ou de mayonnaise. Je transporte dans des contenants hermétiques et je garde la sauce à part, sinon la salade ramollit.
Exemples de repas équilibrés à emporter sur deux semaines
Voici une semaine type sur deux semaines, à adapter à votre équipement. Les repas froids conviennent sans micro-ondes, les chauds demandent de quoi réchauffer.
| Jour | Semaine 1 | Semaine 2 |
|---|---|---|
| Lundi | Taboulé de semoule complète, pois chiches, concombre, menthe (froid) | Dahl de lentilles corail et riz complet (chaud) |
| Mardi | Wrap au poulet, crudités et fromage blanc aux herbes (froid) | Salade de pâtes complètes, thon, tomates, olives (froid) |
| Mercredi | Curry de légumes et tofu, riz basmati (chaud) | Wrap aux œufs durs, avocat et salade (froid) |
| Jeudi | Salade de quinoa, haricots rouges, poivron, maïs (froid) | Risotto aux champignons et petits pois (chaud) |
| Vendredi | Poisson blanc au four, pommes de terre et haricots verts (chaud) | Salade de lentilles, carottes râpées, saumon émietté (froid) |
Chaque repas se termine par un fruit ou un laitage nature. Les légumineuses reviennent deux fois par semaine, ce qui respecte la recommandation officielle.
Collations, boissons et vraie pause déjeuner
Pour les creux de l’après-midi, je remplace les sucreries par une poignée d’oléagineux non salés, un fruit ou un yaourt nature. Ces collations rassasient plus longtemps et n’entraînent pas de montagnes russes d’énergie.
Côté boissons, l’eau reste la base. Le café ou le thé sans sucre ajouté se prennent avec modération, et je les évite en fin d’après-midi pour ne pas perturber le sommeil.
Enfin, une vraie pause compte autant que le contenu de l’assiette. Manger devant son écran fait avaler vite et mal. Je m’accorde vingt minutes loin du bureau, et je mange plus lentement, donc mieux.
Adapter ses repas équilibrés au travail à son poste et à ses horaires
Travail physique ou travail de bureau
Un poste physique demande plus d’énergie. Un ordre de grandeur souvent avancé pour un ouvrier du bâtiment est d’environ un tiers de calories en plus qu’un employé de bureau. Je compense surtout avec davantage de féculents complets et une collation solide, plutôt qu’avec du gras ou du sucre.
Horaires décalés et travail de nuit
Le risque principal est le grignotage continu. Mon conseil est de prévoir trois temps : un vrai repas avant la prise de poste, un repas léger à mi-poste, puis une collation simple en fin de service.
Je prépare tout à l’avance, car les distributeurs sont rarement équilibrés. Je privilégie les repas faciles à digérer, comme une soupe, une salade composée ou un plat de légumes avec des œufs.
Le déjeuner sur le pouce
Un sandwich peut être équilibré à condition de bien le composer. Je prends du pain complet ou aux céréales, une protéine maigre (poulet, thon, œuf), beaucoup de crudités, et j’évite la charcuterie à répétition et les sauces grasses.
Je l’accompagne d’un fruit et d’un laitage nature. Quelle que soit votre situation, appliquez l’assiette en trois tiers, et vos repas équilibrés au travail deviendront un réflexe.


